Lu pour vous, un texte de mon ami David MONITOR qui fait de l’ecriture sa passion. Ce très beau texte s’intitule REDEMPTION ! Bonne lecture!!

Posté par elizepierre le 3 juillet 2011

REDEMPTION
D’habitude, lorsqu’à ma porte, les Sarcasmes viennent à frapper !
J’emprunte les ailes d’un être ailé, ou je vole !
Tel un habile voleur, les pattes rapides du guépard, pour m’échapper
De la vie dans sa plénitude. Que je cours ou que je m’envole !

Toujours elle me rattrape !, et pour me punir, m’infuse !, la Solitude Infâme et Géante.
Combien de bouteilles j’ai du vidé, et combien de prières adressées aux Saints !,
Encore combien de morsures je dois endurer de ce Monstre qui me vide l’âme et me tourmente.
Et combien de Pucelles et combien de Putes j’ai savouré les seins !

Depuis ma tendre enfance, m’harcèle le démon !
L’Erreur est Humaine ! Et combien j’ai commis !
Et malgré, Encore m’appelle les Hauts Monts
J’ai péché !, Et mes yeux endormis

Qu’aveugle le Désespoir par son Soleil !,
Pleurent et quémandent la REDEMPTION.
Mon âme brule encore plus qu’aujourd’hui qu’à la veille,
Et la haine, et la folie, et la tentation !

Me détruisent amèrement. Je t’ai détourné les yeux !
Mes remords, comme la plus terrible flèche me percent !
Que mes cris !, et que mes lignes parviennent jusqu’aux Cieux,
Et que le Père sur son Divin Trône me console enfin des pleurs qui la nuit me transpercent.

Ecrit par David MONITOR, le 01/sept/2010

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Lu pour vous, un texte de mon ami David MONITOR qui fait de l’ecriture sa passion. Ce texte s’intitule ODINE! Bonne lecture!!!

Posté par elizepierre le 3 juillet 2011

ODINE
Pourquoi mes yeux refusent d’adorer autre que toi, Déesse de mes nuits !
Pourquoi je veux tellement te prendre dans mes bras épuisés et te chuchoter tel un doux secret à ton oreille sourde : combien je t’aime et combien me guète l’ennui!
Pourquoi je suis en quête de tant de réponses et pourquoi ma peine est si grande !
Pourquoi mes larmes te prient et pourquoi je souffre que par toi !
Pourquoi ma haine n’est qu’amour et mon amour que peine !
Pourquoi ton sourire calme autant mon émoi
Et pourquoi la vie sans toi n’est qu’effroi !
Pourquoi la vie a fait de tes lèvres son royaume, et pourquoi l’enfer brule en moi
Qui est tu ? Reine ou Cruelle, peu m’importe Odine, punis moi de tes lèvres !
Entraine moi dans ton lit et en parfait magicien je ferai que dans tes draps naissent le délice des plaisirs et le délire des sens quand nos reins se perdront dans cette merveilleuse danse
Mon amour me ronge le flanc et mon cœur est mourant !
Je t’aime même si ton charme est double tranchant
Et le parfum captivant que dégage ton corps
Sers d’encens pour chasser mes douleurs maudites et nombreuses.
Pourquoi t’aimer n’est que folie et pourquoi tu es mon unique thérapie
Pourquoi tu m’as inspiré cette poésie
Et pourquoi mes mots frôlent autant l’hérésie !
Pourquoi tu ne m’emportes pas sous tes ailes
Et qu’enfin nos corps et nos sueurs se mêlent !

Ecrit par David MONITOR, le 13/05/2011 à 1h AM

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Portrait de Elizé PIERRE, journaliste et juriste.

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

“Flash Info” est le nom de ces nouveaux bultins d’information que présente depuis le 7 septembre 2009, Elizé PIERRE “Le prophète des ondes et l’Apotre de la bande FM”.

Ces bultins d’information nationales et internationales diffusés sur les ondes de Radio One (90.1 FM, www.radio1haiti .com) du lundi au vendredi de 8h am à 2h pm, chaque 2h d’horloge.

A “Flash Info”, Elizé se fait le devoir d’informer Mr tout le monde et Mme la foule sur les faits saillants de l’actualité nationale et internationale toutes les 120 minutes. En tant que responsable de la salle des nouvelles de la dite station, Elizé PIERRE joue le role parfois de reporter et de présentateur de l’édition de nouvelle de 4h intitulée: “Le Monde à La Une” et de l’émission Séance-Populaire, une émission de débat tous les samedis entre 3h et 5h sur les ondes de la 90.1 fm stéréo et les www.radio1haiti.net.

Né le 12 novembre 1985 à Port-Au–Prince, mais plus fier de se présenter comme Mirebalésien que Port-au-Princien en vertu de la théorie “jus saguinis” du droit International, car sa mère vient de Mirebalais.

Elizé PIERRE a fait ses premières armes dans le domaine de la radiodiffusion à zénith fm en 2003 où il presentait une rubrique à l’emission évangélique “Zénith en Louange” que pasteur Frantz NOEL animait. Ces expériences se sont pousuivies à “Radio Indigène” lors d’un stage à la salle des nouvelles de ladite station, peu de temps après il a pu intégrer l’équipe marketing de la télévision PVS.

Dautres média de la capitale dont Energie Fm (101.7 Fm) Avait bénéficié des services de Elizé PIERRE notamment il coanimait ”Energie dans la ville ” dans laquelle il présentait les rubriques: ”Plus jamais seul”, ”La loi et Vous ” et ” La Parole aux Leaders ”.

Etudiant finissant en Droit, actuellement il est responsable de la salle des nouvelle à la Radio One 90.1 fm stéréo / www.radio1haiti.net ; rédacteur à www.Roroli.com et assistant directeur à ”Dnasty Pub et Promo”, une Agence de publicilte et de promotion.

Elizé ne se donne pas uniquement la mission d’informer les auditeurs de la 90.1 fm, aussi juge-t-il fort bon de les former à travers des émissions d’analyses politiques telles “Séance-Populaire” ci-devant “Candidat Vous Avez La Parole” comme son nom l’indique une emission politique en prélude aux elections du 28 novembre 2010 tous les samedis entre 3h et 5h pm. Ainsi donc, il travaille maintenant sur un projet d’émission qui se proposera de faire le point sur les sujets sociaux, économiques, diplomatiques, politiques mais surtout juridiques du pays et du monde entier.

révant encore et toujours l’etablissement d’un Etat de Droit en Haiti, le future juriste se veut être tout au long de sa carrière le porte parole des sans voix et le défendeur des veuves et des orphelins.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

In Memoriam, Ti Manno

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

D’aussi loin que peuvent remonter les souvenirs, l’on ne saurait jeter dans l’oubliette ces deux grandes figures de proue qui ont marqué d’une pierre blanche, l’histoire de la Musique Populaire Haitienne, à leur maniere, l’un est décédé le jour meme où l’on enterrait l’autre. A 24 ans de la disparition des deux JEAN-BAPTISTE, le souvenir de Nemours et d’Antoine Rossini (Ti Manno) tenaille la mémoire des mélomanes.

L’immortel Ti Manno!

Un artiste à la voix retentissante, au style unique et au talent exceptionnel, autant dire pour qualifier l’auteur, l’interprète et le compositeur, Antoine Rossini Jean Baptiste, né Emmanuel Jean Baptiste et plus connu sous le nom de Ti Manno qui représentait au cours des années 70- 80, une véritable force dans la société haïtienne pour avoir contribué à la formation des jeunes de l’époque en ne cessant de véhiculer des messages très forts à travers des textes bien écrits pouvant les inciter à prendre conscience de la réalité du milieu lequel ils évoluent.

Dans cette meme perspective, Gerard Merceron eut à écrire au sujet de Ti Manno :

« Il faut souligner le contenu de ses textes, le message social de protestation contre les tares de la société haïtienne écrasée par la cupidité insatiable de toute une vaste catégorie de profiteurs souvent issus de la meme classe que leurs victimes. Le petit peuple a fait de Ti Manno le porte-parole de ses revendications. Chaque génération a besoin de héros. Celle- ci en a trouvé un dans la personne de ce chanteur, compositeur dont la prosodie si naturelle est mise au service d’un plaidoyer d’autant plus efficace qu’il tire sa force de la plus universelle des vitamines musicales. Le rythme nègre souverain ».

Pour sa part, Monise Cadet, Gonaivienne comme lui et mélomane bien averti, considère Ti Manno comme une figure emblématique de la Musique Haitienne qui a marqué la génération des années 70-80 par le truchement de toute une série de compositions socialement engagées et surtout qui a su défendre opiniatrement la Nation Haitienne, contre les mauvaises presses, les campagnes de dénigrement ayant fait croire que le sida (4H-ci devant) est d’origine haitienne. Elle estime qu’un travail en profondeur doit etre fait par le ministre de la culture et de la communication au sujet des musiciens ayant marqué le paysage musical haitien à un moment donné. L’étudiante en psychologie et en communication pense qu’il s’avère important de créer un musée d’art et une place publique en honneur des Artistes Haitiens dont Ti Manno, Nemours, Coupe Cloue, Ansy Derose, etc…

Né à la cité de l’indépendance (Gonaives) en juin 1953, Ti Manno chante, dès son adolescence soit à l’age de 14 ans, dans différents « Mini Jazz » dont le groupe SuperStar. Dans le but de poursuivre ses études classiques, il émigre à Port-au-Prince, où il intègre le Shupa Shupa et les Fantaisistes de Carrefour. Suite à maintes tentatives vaines d’intégrer les Ambassadeurs, le chanteur de « Maryaj Entere » dut retourner au bercail.

Au commencement des années 70, Ti Manno fait partie intégrante des Diables du Rythme de Saint-Marc. C’est avec cette formation musicale qu’il s’envolera pour le Canada et les Etats-Unis, où il décide de rester.

A New york, il reprend le micro avec le groupe Shupa Shupa reformé, puis intègre l’orchestre VOLO VOLO de Boston. Quelques années plus tard, cette formation musicale se rendra en tournée en Haiti, mais quittera le sol national sans leur interprète phare, Ti Manno.

Le chanteur de «Lajan», partira s’installer à New York par la suite et rejoindra les rangs de la formation Astros, laquelle aventure qui n’allait pas perdurer. A la suite d’une tournée antillaise avec son groupe, en contravention avec les autorités consulaires américaines, Antoine Rossini Jean Baptiste se voit contraint de revenir en Haiti. L’épisode D. P. Express débutera peu de temps après.

Ce qui fait le malheur de l’un fait le bonheur de l’autre. Ainsi, le retrait du chanteur de D.P. Express, Hervé Bléus, pour cause de maladie, joue en faveur de l’intégration de Ti Manno à la dite formation musicale, au sein de laquelle, il initie un style nouveau et un rythme teinté de nouveauté. Malgré le succès fou de l’album « David » qui garde jusqu’à date sa fraicheur, au bout de ces deux années passées au sein de D. P. Express, Ti Manno décide tout bonnement de fonder son propre groupe : Gemini All Stars en 1981.

En 1984, sa santé chancelante l’oblige àlaisser le pays pour retourner au pays de l’Oncle Sam, en dépit de sa popularité croissante en Haiti. N’ayant pas de ses nouvelles depuis belle lurette, un groupe de personnalités lance un mouvement baptisé «Operasyon Chache Ti Manno». On finit par retrouver sa trace. Mais son état de santé ne fait qu’empirer. Les jours qui suivent allaient accoucher un mouvement de grande ampleur tant en Haiti qu’en diaspora «Operasyon men Kontre » afin de recuellir des fonds suffisants pour son traitement. Malgré tous ces efforts, il s’éteint prématurement à l’Hopital St Lucke à Manhattan un 13 mai 1985, amaigri par un mal incurable. C’est tout ce qu’on peut dire au sujet de la cause de sa mort qui n’a jamais été officiellement divulguée.

Ses funérailles ont été chantées sous une pluie de chants et de trompette. Ses obsèques se sont tenues à l’église St Mathen, Brooklyn. Antoine Rossini « Ti Manno » Jean Baptiste repose depuis au cimetière de Cavalry (Section 10 plot Block 97 tombe 17) dans le quartier de Queens à New York.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Connaissez-vous Michel Pressoir ?

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

C’était sur l’initiative de Jean-Marie Durand, super chanteur de sérénade hors du commun, que Michel Pressoir, de la forêt des Pins avait pris la decision de rentrer à Port-au-Prince en sursaut, afin de prendre part à un concours de chant traditionnel que Radio Haïti organisait tous les dimanches matin au Ciné Paramount au Champ-de-Mars.

C’était un beau programme, pour les jeunes surtout, mis sur pied grace à l’initiative de Ricardo Widmaier. En ce temps précis, Radio Haïti s’était donné pour mission de promouvoir tous les jeunes chanteurs haïtiens de l’époque dans une ambiance à nulle autre pareille qu’elle retransmettait tous les dimanches de 10 heures à X pm.

C’est ainsi qu’un jour le jeune Michel Pressoir, en bercant son père qui travaillait à la forêt des Pins chanta pour ce dernier une très belle chanson de Tino Rossi, très sollicitée à cette époque et qui s’intitulait « Au-delà des nuages », il en profita pour dire à son père qu’il allait chanter cette chanson à Port-au-Prince pour le prochain concours de Radio théâtre les dimanches suivants « à la recherche des étoiles ».

Encouragé par ses parents, nous allions retrouver Michel Pressoir tout au début des années 50 à Port-au-Prince où il prit part au concours de chant organisé par Radio Haïti dénommé « Radio Théâtre » : à la recherche des étoiles.

A une certaine époque, ce concours était accompagné par la frappe magique du grand orchestre Ernst (Nono) Lamy et l’animation impeccable d’Oswald Douyon et de Berthe (Bébée) Posy (tous les deux speakers à Radio Haïti) qui allaient introduire dans un premier temps les jeunes « étoiles ».

Il y eut la présence remarquable du jeune Henry Ramirez qui n’avait d’autres ambitions que de gagner le prix par tous les moyens, même au détriment de son principal concurrent Michel Pressoir qu’il rencontre au cours d’une séance de répétition à Radio Haïti.

Pour donner un peu plus de fil à retordre à Michel Pressoir en le chahutant à vive voix avant même qu’il ne paraisse sur l’estrade avec des mots ronflants tels que : « li pa konn chante ! Mete li deyò ! Henry bat li a zewo ».

Et puis, chose promise, chose faite : toutes les épreuves allaient vite commencé pour Michel Pressoir qui prit place comme tout un chacun dans le public, en mourant de stress et en attendant son tour avec impatience la modulation prochaine de la voix d’Oswald Douyon qui annoncait : « Nous partons à la recherche des étoiles ! maintenant, cette très belle chanson de Tino Rossi « Au-delà des nuages » ; ce jour-là, Michel ne faisait rien d’autre que laisser la place où il était pour monter sur le podium sous les applaudissements du public en entendant les gens assis près de lui chuchoter :

« Nous ne savons pas que c’est une étoile qui était assise à côté de nous ! » Bien timidement sans mot dire : « Apa se yon zetwal ki te chita bò kote nou an, li pa di n anyen ! » Après une très belle introduction de Nono Lamy au piano, Michel Pressoir débuta avec le premier couplet de son interprétation.

Et une partie du public commença à lui envoyer des boulets rouges en criant à tue-tête qu’il n’était pas à la hauteur de sa tache : « Li pa konn chante ! Nou rele anmwe !mete Li deyò ! »

Soudain quelqu’un dans le public se mit debout sur une chaise afin de passer des ordres à ces jeunes gens chauffés à blanc pour qu’ils se calment un peu, en acceptant de donner une chance à ce jeune chanteur dont la voix n’était pas aussi mal que cela puisse paraitre, à son humble avis.

C’est cela qui aurait permis à Michel Pressoir d’avoir eu la chance de terminer en beauté son interprétation en face d’un public composé de fins connaisseurs de Radio Théâtre.

En fin de compte, en ce grand jour de perturbation, Michel Pressoir finit par sortir ex-æquo à côté du jeune Raminez avec un applaudissement à peu près identique.

Etant donné qu’il ne pouvait y avoir qu’un seul gagnant, pour les départager, Oswald Douyon et Berthe Posy eurent l’amabilité de demander au grand public de les applaudir une seconde fois afin de choisir le gagnant. Ce fut de cette manière que Michel Pressoir finit par gagner le premier prix du concours de chant au Ciné Paramount : « à la recherche des talents », sous un applaudissement à tout rompre d’un public motivé, face à un groupe de supporteurs d’Henry Raminez, chauffé à blanc.

Tout de suite, après avoir gagné le premier prix de ce concours, Michel Pressoir commencait vraiment à prendre goût à la musique. En effet, il decida de laisser ses parents à la forêt des Pins pour rentrer définitivement à Port-au-Prince pour y poursuive une carrière de chanteur professionnel en bonne et due forme.

Sa vie

Michel Pressoir est né le 13 novembre 1934 à Jacmel. Son père s’appelait Sosthène Pressoir et sa mère Yvonne Altémany (tous les deux originaires de cette zone). Dès l’âge de trois mois, ils allèrent s’établir avec le petit Michel en République voisine jusqu’à huit ans, tout en conservant sa langue maternelle, le créole.

De retour à Port-au-Prince, après ses études primaires et secondaires, les circonstances de la vie allèrent transporter Michel Pressoir, au cours des années 50 jusqu’au Gonaïves où il alla travailler comme « foreman » pendant une période de six mois dans les travaux de rénovation de la Cité de l’Indépendance en vue de commémorer la fête de l’indépendance en beauté.

C’est dans cette bonne ambiance de travail qu’il rencontra sur une de ses trajectoires, accompagné de son ami Guy Gabriel, le jeune Jean Carlo Corvoisier. En faisant de la musique avec celui-ci et d’autres dans un petit orchestre de quartier qui s’appelait « Conjunto la voix des Gonaïves », composé de Jean Carlo Corvoisier au piano, Jean-Claude M. Guffy à la flûte, William Thiesfeld au tambour et Marc Thiesfeld, chanteur, sur cette même lancée, de retour à Port-au-Prince, Michel Pressoir fonda avec d’autres amis à Thorland (localité de la commune de Carrefour) un petit groupe musical.

En performant dans cette zone bien précise, Michel Pressoir, avant de planer vers d’autres horizons trouva un contrat à l’hôtel Riviera, ci-après Royal Haitian Club, pour y jouer de la musique, tous les samedis soir au bord de la piscine accompagné des musiciens à l’instar de Gérard Lucas, Philias Dor et Aristène Saint-Hubert… afin de divertir les touristes qui fréquentaient alors ce magnifique et luxueux hôtel.

C’est à partir de cette belle ouverture que les habitués de ce « grand show de variétés » eurent l’opportunité de découvrir la belle voix tendre et romantique de Michel Pressoir.

Quelque temps plus tard sans aucune hésitation, Edner Guignard l’engagea comme son chanteur favori… quand il allait laisser tomber l’hôtel Riviera pour aller performer de préférence à l’hôtel El Rancho à Pétion-Ville avec l’orchestre El Rancho d’Edner Guignard .

En dernier lieu jusqu’au début de l’année 1960, quand Edner Guignard de son côté prit la décision ferme de faire sortir un disque, il fit donc appel à d’autres musiciens du pays dont, Franck Duroseau, bongo ; Jean Séjour, sax ténor ; Sylvéra Décossa dit Tira au tambour ; Michel Pressoir chanteur ; Michel Desgrottes, trompette-chant ; Félix Guignard (Féfé) à l’accordéon et Edner Guignard chef d’orchestre au piano, pour venir l’aider dans la réalisation d’un beau disque à l’instar des grands jazz classiques haïtiens des années 40-50, pour un travail bien plus que présentable. En fait, l’ensemble d’Edner Guignard, jazz El Rancho n’était autre qu’un jazz de salon. Tout de suite après la sortie de l’unique disque d’Edner Guignard, son mini orchestre n’a pas fait long feu.

En un temps record, nous allions remarquer Michel Pressoir qui ne chôme pas comme lead vocal à l’ensemble casino international en remplacant tout bonnement Joe Trouillot qui devrait laisser le pays sous peu. Laquelle formation musicale comportait des musiciens tels : Georges Nerf à la guitare, Eddy Glodin à la batterie, Gérard ainsi connu au tambour, Dieudonné Julien à la basse et Henry Pierre-Noël au sax.

Après avoir passé quelques annés à jouer de la musique avec l’orchestre du casino international, il y eut brusquement une altercation entre le manager de l’orchestre, à savoir Georges Saïeh et certains musiciens du groupe, mis à part Michel Pressoir et Dieudonné Julien, pour une question d’augmentation de salaire pour les trois jours gras. ils prirent la décision de laisser tomber en bloc le fameux orchestre casino international qui finit par se dissoudre depuis lors, d’une manière définitive.

D’ou la raison de la création de la bande à Michel Pressoir, avec tous les transfuges de l’ensemble casino, mis à part un Dieudonné Julien qui restait fidèle à Georges Saïeh.

Mais Michel Pressoir garde le meme estime à l’endroit de Georges Saïeh qu’il considère toujours comme son bienfaiteur. Celui-ci avait bien voulu l’aider à trouver, plus d’une fois, les moyens pour honorer le paiement de l’échéance de sa voiture. C’est à cause d’une amitié de longue date qui lie Michel Pressoir à presque tous les musiciens de l’orchestre casino international qui l’empêche de les laisser tomber pour faire cavalier seule et pour former un autre groupe avec Georges qui lui en fit la demande.

Ce fut dans cette fameuse confusion que la formation musicale de Michel Pressoir se trouva chez Madame Claire Dayan Gauthier à Danthor Night Club, qui se trouvait à côté du commissariat de Police de Pétion-Ville, là où il y eut l’ancien club des Syriens de Pétion-Ville ci-après le rétro folie et le club 54.

En performant chez Madame Claire Dayan Gauthier qui était une ancienne commerçante de la place dans la section des vêtements usagés, en outre ce fut un jour pas comme les autres après avoir fini de jouer pour Madame Gauthier dans ledit club que Michel Pressoir, par une heureux hasard fit un petit tour à pied à Cabane Choucoune, là où l’ensemble de Nemours Jean-Baptiste avait l’habitude d’évoluer tous les samedis soir.

Ce jour-là, drôle de coïncidence, le maestro Nemours Jean-Baptiste ne s’y était pas présenté comme à l’ordinaire, parce qu’il était souffrant ainsi que son chanteur vedette Carlo Claudin.

Michel demanda alors aux musiciens de l’ensemble de Nemours Jean-Baptiste de lui accepter de chanter quelques morceaux avec eux. Ce qui fut fait en une fraction de seconde. Le grand public de ce grand club l’aima et l’ovationna chaleureusement.

A la fin de cette soirée inoubliable, Michel Pressoir laissa le night club de Cabane Choucoune comme si de rien n’était pour rentrer chez lui se reposer sans arrière pensée.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Le Docteur Price MARS, le père de l’indigénisme……

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Le Docteur Price MARS est véritablement le maitre à penser du xx ème siècle haitien. Né à la Grande-Rivère du Nord, en 1876, il est mort en 1969, à 93 ans, laissant derrière lui une oeuvre abondante. Principale théoricien de l’indigénisme, médecin, historien, diplomate, écrivain, sociologue, philosophe. Bien avant les jeunes de la nouvelle ronde (1925). Price MARS avait commencé à repandre les idées directrice du mouvement indigéniste dans une série de conférences prononcées à partir de 1917 et reprise plus tard dans la vocation de l’élite (1919). Ainsi Parla L’Oncle (1928). Mensionnons aussi parmis ses oeuvres principales: Une étape de l’évolution haitienne (1929)., Formation ethnique folklore et culture du peuple haitien (1939), La République d’Haiti et la République dominicaine (1953), De Saint-Domaingue à Haiti (1957).

Jean Price MARS fut à la fois un anthropologue, un savant, un grand écrivain et un chef d’école. Avec lui, la littérature haitienne détient les éléments pour être franchement autonome, autonomie qu’elle recherche dépuis l’école de 1836. Les plus grands poètes de la négritude l’ont considéré comme un maitre, comme l’Oncle. Il a montré à des générations successives d’haitiens et de noirs les trésors de leurs cultures et tout le parti qu’elles pouvaient en tirer. Poètes, romanciers, dramaturges de l’école indigéniste lui doivent beaucoup. Il a également suscité des vocations au sein du groupe Griot et son influence se fait sentir jusque de nous jours dans l’architecture, la peinture, la mode, la décoration, les arts plastiques et des lettres. Sa renommée a traversé les frontières pour atteindre l’Europe, les américains noirs et l’Afrique. En 1966, Adakar, à l’occasion du premier festival des arts nègres, il a été acceuilli comme un véritable chef d’Etat.

Léopold Sédar SENGHOR, à l’époque président du Sénégal, lui a rendu hommage à l’occasion de ses 80 ans ainsi: « Il est des noms qui sonnent comme un manifeste. Tel me fut révélé le nom du Docteur Jean Price MARS. Etudiant en Sorbonne, j’avais commencé à reflechir au probleme d’une renaissance culturelle en Afrique noire, et je me cherchait – nous nous cherchions – un parrainage qui pût garantir le succès de l’entreprise. Au bout de ma quête, je devais trouver Alain LOCKE et Jean Price MARS. Et je lus Ainsi Parla L’Oncle d’un trait, comme on boit l’eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert. »
Le Docteur Pradel POMPULUS de son coté, écrit: « Si l’haitien d’aujourd’hui se reclame sans sourciller de la race noire, si notre littérature, notre peinture, notre sculpture, notre architecture, notre musique contemporaine et même la mode féminine vont puiser sans timidité aux sources de notre folklore, c’est à lui surtout que l’on doit se progrès. »

Coup d’oeil sur l’une de ses manifestes oeuvres: Ainsi Parla L’Oncle, 1928

Le but de Docteur Price MARS fut d’intégrer la pensée populaire haitienne dans la discipline de l’ethographie traditionnelle, de relever aus yeux du peuple haitien la valeur de son folklore, il constate que le folklore haitien est comparable à celui de tous les autres peuples et qu’il recèle des richesses insoupçonnées. Il fait état de notre dualisme culturel et affirme que notre culture est Afro-latine, avec dominance africaine.

Price MARS dénonce ce qu’il appelle le bovarysme de l’élite, c’est-à-dire la tendance à se croire autre qu’elle est. Nous singeons les blancs (blancomanie), nous nous croyons des français colorés ( francophilie). Certains haitiens avaient même honte de leurs origines africaines.

 » A la rigueur, écrit Price MARS, l’homme le plus distingué de ce pays aimerait mieux qu’on lui trouve quelques ressemblances avec un Esquimau, un Samoyène ou unToungouze plutôt que de lui rappeler son ascendance Guinéenne ou Soudanaise. Il faut voir avec quel orgueil quelques unes des figures les plus représentatives de notre milieux évoque la virtualité de quelques filiation bâtarde. » Price MARS leur rappelle que l’Afrique n’est pas un continent dénué de civilisation, il y a eu , au moyen âge et même dans l’antiquité, sur le sol africain de grands centres de civilisation, à un moment où les blacs étaient encore plongés dans la barbarie et la superstition.

Price Mars prouve aussi que le vaudou est une religion et qu’il existe une civilisation haitienne. Il demande à nos écrivains de puiser dans le folklore pour etre originaux. « Soyons nou même le plus complètement possible », dit il. C’est la seule manière d’opposer une résistance valable à l’occupant et de ne pas avoir à subir demain une nouvelle occupation.

A partir de cette publication, la littérature haitienne prend une orientation nouvelle avec le Docteur Jean Price MARS.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

André PIERRE, peintre de l’imagerie mystique haitienne

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Contemporain d’Hector Hyppolite, qui fut connu comme un peintre haitien de la seconde dimension, André PIERRE est l’une des figures emblématiques de la peinture vaudou de ces 50 dernières années.

Né à Port-au-Prince dans le quartier du Bel-air, le 29 juillet 1914, l’américaine Maya DEREN qui l’avait découvert à la croix-des-missions en 1949, voyait en lui un visionnaire aux révélations étonnantes, et surtout un créateur d’image qui traduit de manière exceptionnelle les aspects virtuels de la vie, tout en restant accrocher à la réalité quotidienne, en sa qualité d’agriculteur épris de mystère.

Alfred METRAUX qui se questionnait sur les etranges rêveries figurées dans la peinture haitienne, avait été attiré de façon particulière par l’oeuvre André PIERRE et y trouvait une justification à la valeur transcendentale du mysticisme vaudou. Dans une tentative d’explication de cette religion naturelle qui imprègne la quasi totalité de la population haitienne, Alfred METRAUX dit prendre acte de l’élan de réhabilitation réclamé par Jean Price MARS dans Ainsi parla l’oncle, ainsi que de la prise de position catégorique de Jacques ROUMAIN contre la campagne antisuperstituese, en déclarant ce qui suit sur le vaudou: « Ses Sectateurs y trouvent ce que les hommes ont toujours attendu de la religion: des remèdes à leurs maux, la satisfaction de leurs besoins et l’espoir de survivre ». Des peintres comme Hector HYPPOLITE, André PIERRE, Célestin FAUSTIN, Lafortune FELIX, Rose-Marie DESRUISSEAUX et dans une certaines mésure Préfète DUFFAUT, ont trouvé leurs sources d’inspiration dans le vaudou, qui leurs procure un champ innépuisable d’images, interprétées la plupart du temps de manière syncrétique, mais toujours dans l’entière pénétration des croyances et rites d’origine africaine.

Introduit au centre d’art par la femme de lettres américaine Maya DEREN, André PIERRE allait se consacrer entièrement à sa double activité de peintre et de hougan, attellé à conter les mythes du vaudou, dans chacune de ses représentations artistiques. parlant de son oeuvre, l’historien de l’art Michel Phillipe LEREBOUR a ecrit ce qui suit:  » Quand bien même il peint presque uniquement les loas, Anrdé PIERRE les humanise et le plonge dans le cadre de la réalité quotidienne, tout en respectant les attributs, les costumes et les roles que leurs prêtent la tradition et les croyances populaires. »

considéré comme le peintre primitif haitien le plus profondément assujetti au mysticisme vaudou, ses oeuvres maitresses, telle une  » Herzulie Dantor », peinte en 1965, faisant partie de la collection de Jorgen LETH, et un « Baron samedi » peint en 1981, appartenant à la famille NADER, constituent de précieuses pièces incônographiques du vaudou, et très certainement des oeuvres largement cottées sur le plan internationnal. Contairement à cette vision stéréotypée, qui veut que le peintre primitif soit borné intellectuellement, André PIERRE poursuivi ses études primaires à l’école Jean Marie GUILLOUX, après les avoir entamées à l’Anse-à-Veau, terre de sa famille se perfectonnera en vrai autodidacte, en developpent une certaine pensées philosophique appliquées à la peinture et à la divination. L’histoire de l’art haitien retiendra de lui cette reflexion dans le livre de la Halle ST-PIERRE titré Haiti anges et démons: » O, ma terre ! elle se laisse emporter dans les torrents, creuse les ravines, va chercher sa douleur au fond de l’océan. Damballha est fâché, il ferme le ciel, et tout devient poussière et désesperance. »

S’exprimant en français avec une rare originalité, il lui arrive d’épater ses interlocuteurs etrangers parisiens par surcroit, qui tombe vite de leur « piédestal » , pour s’aligner sur la pensée intimiste d’André PIERRE.

Constamment dévauché par les loas, son oeuvre est l’expression sacré de l’inconscient collectif haitien. Toujours visité par les esprits, son inspiration se confond la plupart du temps à la crise de possession, et c’est ce qui confère à sa production artistique la dimension imaginaire qu’on lui reconnait.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Martin Luther King, un nom, un homme, une histoire.

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Certains hommes semblent être des élus du sort. On dirait qu’ils ont vu le jour sous une étoile spéciale qui les hisse sur des hauteurs indépassables. Leur existence constitue un espoir pour le genre humain. Leur vie se dédie à une cause noble pour laquelle ils se donnent tout entier. Leur mort consiste en une offrande volontaire au patrimoine de l’humanité. Martin Luther King Jr à l’instar de Jésus et de Ghandi doit être classé en tête de liste parmi ceux-là.

Né le 15 janvier 1929, à Atlanta (USA), d’une famille bourgeoise. Martin Luther King a reçu tout l’encadrement nécessaire à un jeune homme. à l’age de 19 ans, il est déjà devenu pasteur l’Eglise Baptiste Eben-Ezer à Atlanta, dans la tradition de son père et de son grand père. En 1955, il décroche son doctorat à Boston University. Et c’est dans cette même année que débute sa lutte et se précise le sens de sa mission, celle à laquelle il a dédié sa vie. D’ailleurs, dans son discours du 23 juin 1963, à Détroit, il a déclaré  » Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre. »

En effet, le 1er décembre 1955, Rosa PARKS, une couturière et militante noire a été invitée à céder sa place à un blanc dans un bus qu’elle avait emprunté pour aller chez elle, le nombre de places réservées aux blancs ayant été pour l’occasion insuffisantes. Ayant réfusé, elle a été arrêtée. De cet état de fait va suivre une série de protestation qui propulseront le pasteur King au devant de la scène, pour ébaucher sa doctrine de la non violence: « Il arrive un moment où les gens sont fatigués. Nous sommes ici ce soir pour dire à ceux qui nous ont maltaités si longtemps que nous sommes fatigués- fatigués d’être ségrégués et humiliés (…) Nous n’avons pas d’autre alternative que la protestation. Pendant tant d’années, nous avons fait preuve d’une patience infinie (…). »

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent et priez pour ceux qui vous persécutent. » Cette doctrine, il l’a mise en oeuvre dans toutes les phase dans sa lutte. Cela lui a valu bien des arrestations et des emprisonnements-lui et ses frères de combat. Il plaidait surtout pour une Amérique juste où tous les hommes-Noirs et blancs pouvaient s’assoir ensemble en frères. Indépendamment de la couleur de la peau. Martin Luther King a fait un rêve qui a marqué l’histoire des Etats-Unis voir celle du monde.

« Je fais un rêve, c’est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain (…) : Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes: tous les hommes sont créés égaux (…) je fais un rêve qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves puisses s’assoir ensemble à la table de la fraternité. Je fais un rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi (…) soit transformé en une oasis de liberté et de justice. Je fais un rêve qu’un jour en Alabama (…) les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches comme des frères et des soeurs. Je fais un rêve aujourd’hui! je fais un rêve, un jour, mes quatre enfants, vivront dans un pays où ils seront jugés selon leur personnalité et non selon la couleur de leur peau. »

« Avec cette foi, (…) je retourne dans le sud. Avec cette foi, (…) nous travaillerons ensemble, nous irons en prison ensemble, nous défendrons la liberté ensemble, sachant que nous seront libre un jour. (…) et ainsi nous hâterons la venu de ce jour où tous les enfants de Dieu – noirs et blancs, (…) Catholiques et protestants – jouindront leurs mains pour chanter l’ancien negro spiritual: « Enfin libres, enfin libres, merci Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres! »

Retransmis en direct par trois chaines américaines, le discours de Martin Luther King, prononcé devant 250 000 personnes, apparait être une apothéose. Aujourd’hui encore, il continue d’inspirer des hommes à travers le monde. Et Haiti n’est pas en reste. A Port-au-Prince et dans certaines villes de provinces du pays, elles sont légions les avenues et rues qui portent le nom de ce révolutionnaire non violent.

Si les idées du pasteur King traverse le monde entier. Lui même se disait inspirer par deux autres grands: Jésus, dont il tire l’essence de sa doctrine et Ghandi qui lui inspire la technique d’exécution. Toute fois, si le prix Nobel de la paix 1964 a dû consatater que « Tous les progrès sont précaires, et la solution d’un problème nous confronte à un autre problème », il croyait qu’  »un homme devrait faire son travail si parfaitement que les vivants, les morts, et ceux encore à naitre ne puisse faire mieux ». Et si d’un coup l’on commencait par écouter sa voix aujourd’hui?

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 17

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Hérard Dumesle: le premier écrivain haitien

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Si l’écrivain est avant tout un prosateur, une prose qui ne serait pas ni politique, ni polémique , Hérard Dumesle peut être considéré comme le premier écrivain en date de notre littérature.

Né aux Cayes le 16 juin 1774, Hérard Dumesle , dans sa jeunesse, aurait pris une part active au siège de Santo-Domingo (1805), à la bataille de Sibert (1 er janv 1807) et à l’expédition du Môle (1808-1810). En secondes noces, il avait épousé sa cousine Rose-Estelle Boisrond. A elle, il dédie son voyage au nord d’Haiti et les poésies qui y sont inserées. Selon Duraciné Vaval, « l’ouvrage contient des renseignement intéressant et des détails précis sur le roi Christophe et sa cour ».

Hérard Dumesle fut le chef de l’opposition parlementaire sous Boyer. « Doué d’une grande facilité et locution, il prononça à la Chambre des députés des discours véhéments qui ébrallèrent le gouvernement autoritaire de Boyer. Il devint un des méneurs de 1843, au triomphe de laquelle, il fut nommé secretaire d’Etat de la guerre et des relations extérieure(1 er janv 1844) ». (Duraciné Vaval, Histoire de la littérature haitienne ou l’âme noire, 1933). Cependant, quelque mois plus tard, le gouvernement tombe. Hérard Dumesle et le cousin du président Rivière-Hérard sont bannis du territoire de la République par un arrêté du 21 mai 1844 signé du nouveau président Guerrier. Hérard Dumesle meurt en éxil à Kingston en 1858, à l’âge de 74 ans.

Ses oeuvres

Hérard Dumesle a su écrire deux ouvrages avant de payer le tribu à la nature, le premier porte le titre de: « Réflexions politiques sur la mission de Fontange et Esmangart », publié en 1816 et le second est titré: « Voyage dans le nord d’haiti ou Révélation des lieux et des monuments historiques », publié en 1824.

Dans une lettre aux citoyens députés formant la Chambre des représentants des communes, Hérard Dumesle écrit: « Les sentiments les plus puissants du coeur humain m’ont fait prendre la plume pour tracer le tableau des malheurs et de la gloire d’Haiti; je me suis conformé au goût d’un sexe aimable en présentant des traits de l’histoire sous la voile allégorique des révélations. »

Le second ouvrage de Hérard Dumesle ,  » Voyage dans le Nord d’Haiti », est relativement volumineux. Lequel ouvrage montre l’entichement particulier du style de l’auteur. c’est ce qui fait de lui un vrai écrivain, d’ailleurs, selon plus d’un. Dans un extrait de son oeuvre, le feu Hérard Dumesle parle de la rencontre d’un vieillard au Mole.

Mon coeur fut douloureusement affecté en revoyant cette ville célèbre par un siège de trois années et par la mort d’un héros dont le nom brillera d’un immortel éclat dans les fastes de la gloire.

Cette cité, belle par son immense port, qui rivalisait nos villes commercantes.Il y a 14 ans, et subsistait encore lorque Lamarre la défendait, n’offre plus à l’oeil consterné du voyage que des ruines, des décombres, des troçons des piliers ensevélis sous des lianes; quelques cabanes de pêcheurs jetées ça et là ont remplacé ses maisons où régnait le goût d’une simple, mais agréable architecture: ces jardins où l’on touvait réunies les productions des deux mondes, cette place ornée d’abres magnifiques; tout a disparu. Je les cherchai aux lieux où ils furent naguère, et ne les retrouvai plus.

Epouvant ce sentiment profond qui pénètre l’âme du voyageur philosophe, lorsqu’il rencontre dans un désert, le reste de ses monuments qui consacre la grandeur et le génie des peuples que les torrents des siècles et des révolutions ont anéantis, je tournai mes regards vers cette nature que les hommes outragent si souvent, et saisi de vénération à l’idée des soins qu’elle prend de cacher jusqu’au témoignage de nos folies, en faisant croitre l’herbe sur les débris de tant d’états saccagés: Voilà me dis je, voilà les funestes effet de l’ambition!

Eh quoi! le tyran qui régnait en ses lieux ne voulait donc d’autre empire que celui de la désolation, d’autre félicité que les larmes, la misère et les camités publiques.

J’étais habimé dans ses réflexions lorsque je vis venir à moi un viéllard encore frais, mais dont la physionomie portait l’empreinte du chagrin; ses traits ne m’étaient pas inconnus, cependant ils échappaient à ma mémoire.

Nous nous saluâmes; il me regarde avec attention et d’un mouvement simultané, nous nous élançâmes l’un vers l’autre. C’était G., frère d’un personnage remarquable qui fugura avec distinction dans la première guerre civile.

je l’avais connu pendant le cours des campagnes de Lamarre dans le Nord; de communs dangers nous avaient lié, malgré la différence de nos âges, et nous éprouvâmes dans une circonstance si inattendue le besoin de nous échapper.

Je lui fis mille questoins sans lui donner le tempas de donner réponse à aucune. j’étais mû par un sentiment pressant; il le vit et me dit:  » Retirons nous un peu, nous pauserons à loisir. »

Je remarquai dans cette précaution l’habitude de la crainte sous l’ombrageux gouvernement de Christophe; comme sous celui des Leclerc et des Rochambeau, chaque citoyen croyant raconter dans chacun de ses frères un espion du tyran, n’osait communiquer ses pensées: Tous s’étudiaient à ne proférer aucune parole que la magnilité put interpréter; un seul geste pouvait conduire au supplice.

Je ne voulus pas lui faire voir que je m’apercevais de la vague terreur qui l’agitait ; je le suivis, et nous arrivâmes ensemble sous le plateau qui forme le Morne-à-Cabri.

C’est une petite colline qui domine du môle à l’opposé du port, et semble en être le premier étage; sa forme est circulaire: à sa droite on trouve cet étroit vallon appelé gorge; la vue de son terrain aride et pierreux serait repoussante, si la fleur du câprier qui le tapisse n’offrait à l’oeil une couleur plus vive que celle de la Topaze, et ne le délassait de la fatigue qui l’éprouve en appercevant le morne couvert de cardache et autre plante qu’elle a disposé n’humecta jamais; nous nous assigne sur les débris d’une vielle fortification prêt du tronc d’un figuier maudit, qui se plaint tant au milieu des ruines sollitaire, ses branchages nous offraient une hombre propice.

G… me serra la main en soupirant, et satisfait ainsi le désir que je lui exprimai.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Le phénomène Azor et Racine Mapou

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

« J’ai le tambour dans l’âme et la musique dans les entrailles » nous a déclaré Azor de son vrai nom Léonard Fortuné avec fierté ».

En effet, toujours plein d’allant et très jovial, cet artiste haïtien, natif natal de renommée nationale et internationale est né et a grandi
dans un environnement où la musique régnait en maîtresse. Son père, sa mère, son frère et une très chère tante s’y donnaient å fond.

Ils formèrent d’eux seul leur propre groupe. Dès l’âge de douze (12 ans), Azor était considéré dans son milieu (confins de l’actuel delmas 2, Bel-air) comme une virtuose au tambour. A cette même époque, il exerçait aussi le chant. Mais le tambour était vraiment et est toujours son dada. Il caressait le rêve de devenir célèbre par la maîtrise de cet instrument que les  » bonnes familles haïtiennes » dédegnaient ainsi que ceux-là qui en nuaient. Au lieu de maître bas les armes, cela l’avait plutôt aguerri. C’est ainsi qu’il a pu cueillir bien de lauriers et continue encore d’en cueillir.

Les dix années consécutives qu’il a passées par la suite au sein de la troupe folklorique Bacoulou lui ont donné certainement de l’envergure.
Et ses tournées à l’extérieur qui l’ont conduit soit en Italie, en France, en Allemagne, å New York, en Colombie, en guyanne, ont toujours couronnés de succès. Dans cette même foulée, il a aussi effectué un petit tour en Afrique avec l’artiste Boulot VALCOURT.

A un certain moment de la durée, deux des groupes compas, Shupalu combo, SS- one qui tenaient le haut du pavé à l’époque, ont pu bénéficier du service de ce roi du tambour.

Le chanteur Samba

Le grand public a pu découvrir et apprécier en lui son talent de chanteur, de samba, à partir de sa rencontre avec Wawa. Les deux hommes ont pu former un duo remarquable dans l’exécution de chants folkloriques haïtiens. Leur premier album « Erzulie je rouj » fut un succès fou. C’étais donc le bébut des beaux jours de Racine Kanga de Wawa et de Azor. Faut-il rappeler que bien avant qu’Azor contribua à la formation de Racine vèvè et de Zobop qui malheureusement ne firent pas long feu? (Passons!)

Au fil du temps les deux compères ont fini par se séparer: d’un coté Wawa a fait cavalier seul avec sa Racine Kanga et de l’autre coté Azor avec son Racine Mapou qu’il fonde avec son frère Tinonm, et qui compte un effectif de 16 membres environs. Cependant, nous explique Léonard Fortuné alias Azor, cet effectif peut-être réduit å dix ou å 9 personnes, quand le groupe doit effectuer des tournées å l’étranger. Est-elle obligatoire cette réduction? « Si cela dépendait de moi, je m’embarquerais à chaque tournée internationale avec tout le monde sans exception, car tout un chacun au sein du groupe vaut son pesant d’or. Cependant les promoteurs décident autrement… »

L’infatigable

Avec son groupe racine Mapou, Azor a fait sortir déjà bon nombre de disques sous différents labels. D’autre part, de concert avec les Eddy Prophète, Joël Faustin et encore Boulot Valcourt, sont sortis des disques en souvenir d’une tournée au Japon. Ne revenons pas sur son passage a Racine Kanga où il partageait la direction musicale de ce groupe avec Wawa. Tous les opus parus portaient son empreinte, même si des fois son nom ne figurait pas sur tel ou tel autre album.

Quant au carnaval haïtien, il se fait un point d’honneur d’y participer toujours. Depuis l’âge de quinze ans, s’en souvient-il, il y prend une part active en enfourchant son tambour dans les groupes à pied. Et depuis, d’une manière ou d’une autre, il est constamment au rendez-vous. Particulièrement pendant les quinze dernière années (1994-2009), son groupe racine Mapou est régulièrement retenu pour participer durant les trois jours gras au défilé traditionnel.

Ses compositions carnavalesques sont porteuses de message patriotique. Qui peut jeter dans l’oubliette sa meringue carnavalesque de 2003 qui était considérée comme un hymne à paix et à la fraternité. Il est temps, pense t-il, qu’on se mette ensemble sans distinction de classe sociale, d’idéologie politique pour qu’haiti aille enfin de l’avant. Il est grand temps pour nous autres haïtiens d’en finir avec les zizanies, souhaite-t-il toujours dans ses textes ardemment.

Qu’il en soit ainsi Azor! l’ambassadeur de notre folklore!

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

123
 

unsa-cprpsncf |
Parti Libéral Tunisien |
maestre |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ide Identitaire
| Convergences pour Draveil
| S.O.S Faso