Ignace NAU, une des grandes figures des lettres haïtiennes.

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Ignace NAU est né à Port-au-Prince en 1808, son père, Jean-pierre NAU, fut trésorier général des finances sous le gouvernement de Pétion et Boyer. Le jeune Ignace a été pensionnaire à l’institution Jonathas Granville qui, à coté des études classiques, donnait aux élèves une préparation militaire. Aussi, Ignace NAU devint-il aide de camp du président Boyer à son retour de l’Université catholique de New York, puis son secrétaire particulier. Il travailla aussi au bureau des finances en qualité de secrétaire. En 1833, il épouse Marie Urzule Bélizaire.

La vie d’Ignace NAU prend un tournant décisif en 1836 quand il fonde avec ses frères Eugène et Emile, les frères Ardouin et autres amis, un cénacle. Bien vite l’organe du groupe le républicain allait etre fermé par le gouvernement. Ignace NAU a dû gagner la France pour un séjour prolongé. À son retour, le poète fonde l’union puis vécut retiré sur ses terres à la plaine du Cul-de-sac avec sa famille. La mort de sa femme, probablement en 1836, le plongea dans un affreux chagrin et une nostalgie pointue. Il ne lui survécut pas longtemps. Il meurt en 1839, selon Démesvar DELORME. Date controversée puisque certains biographes avancent plutôt celle de 1945, mais ce qui est certain l’année 1839 correspond avec la disparition de l’union.

Son œuvre :

L’œuvre d’Ignace NAU consiste en quelques contes et une vingtaine de poèmes dispersés dans le Républicain (1936), l’union (1837-1939), et dans les revues étrangères comme la revue des colonies ; contrairement à Coriolan ARDOUIN, ses œuvres n’ont jamais été réunies et publiées par quelque parent et ami. Le livre de Marie et Pensées du soir, introuvables aujourd’hui. La mélancolie et la tristesse imprègnent l’œuvre poétique d’Ignace NAU. Sa femme Marie, disparue prématurément, est l’objet d’un amour obsessionnel. Dans un poème intitulé la dalle, Ignace NAU évoque de très doux souvenirs, des instants de bonheur en compagnie de sa bien-aimée. Ils avaient été invités à une fête. Les voila en compagnie d’amis, au milieu des rires qui faisaient tourner les têtes. Mais bien vite, les deux amants vont s’écarter de la fête dansante. Ils vont déserter la salle, le poète va entraîner sa belle sous la nuit étoilée pour une contemplation muette de la nature.

Dans le recueil, pensées du soir (resté inédit), Ignace NAU revit également cet amour avec de touchants souvenirs. Elle n’avait que quinze ans quand le poète s’éprit d’elle. Il s’en souviendra toujours. IL la voit encore, quand il la rencontra pour la première fois et osa s’arrêter pour lui parler. Elle, s’était Marie Urzule Bélizaire. Ignace NAU l’a aimée d’un amour profond. Que dis-je! Il l’a adorée. En 1833, le poète atteint l’objet de ses vœux en épousant Marie Urzule Bélizaire. C’est là pour lui le plus grand et le seul bonheur qu’il ambitionnait. Au comble de la joie, il s’écrie : mon cœur heureux n’a d’ailleurs plus rien qu’il désire. Ignace NAU connaît le bonheur avec sa chère Marie. Sa présence comble tous les vides de ce monde. Que les étoiles s’éteignent, que la nature se déchaîne, le poète s’en moque, pourvu que sa chère adorée lui tienne compagnie.

Mais, voilà, leur bonheur sera de courte durée. Le bonheur parfait n’est pas de ce monde ! Quatre ans après le mariage, le destin jaloux lui ravit son épouse. Depuis, le poète vit dans la tristesse. Il ne peut oublier la défunte ; Son souvenir occupe constamment sa pensée. Une mélancolique nostalgie des doux moments vécus ensemble étreint son cœur. Il se plait à évoquer la vie familiale. Quel bonheur pour NAU de retrouver la tendresse de sa femme et le sourire de son enfant. Il est une félicité supérieure aux joies de l’amitié : C’est celle du père entourer de sa femme et de ses enfants.

Avec la mort prématurée de sa femme, Ignace NAU reçoit un coup terrible, comme on le devine. Par-delà la tombe, il continu d’accorder son amour à Marie. Son cœur gravement blessé pousse de hauts cris. Pourtant, le poète ne s’est pas laissé aller au blasphème. NAU est chrétien, il croit en l’immortalité de l’âme. Sa poésie, Au tombeau, qu’il a consacrée dans sa douleur à la chère disparue, est foncièrement chrétienne. Elle est un acte de foie dans la résurrection et en la vie éternelle.

Le poète de la nature

La nature a été peut-être la principale source d’inspiration d’Ignace NAU. C’est une nature peuplée d’oiseaux, parfumée de fleurs, secouée par l’orage. Où il fait bon vivre même quand les éléments déchaînés ravagent ou détruisent. Dans sa maison de poète s’abritent des oiseaux quand ils sont en danger.

D’après Ignace NAU, les arbres sont plus heureux que les hommes parce que leurs branches peuvent refleurir, tandis que le vieillard ne peut pas retrouver sa jeunesse. Pour toutes ces raisons, le poète aspire avec son épouse Marie à se métamorphoser en oiseaux pour être le messager du ciel. Il est hanté par la joie de l’infini. « Pour Coriolan ARDOUIN, comme pour NAU, et surtout dans d’autres poésies de ce dernier, la nature se confond avec les sentiments, fait ressortir comme en un miroir les sensations, les gestes. Pour eux, la nature constitue un cadre où l’on se meut, elle est vue, comme de l’intérieur », affirme Enock TROUILLOT (les origines sociales de la littérature haïtienne)

Le poète de la nostalgie

Au cours de son voyage en France, Ignace NAU a souffert de nostalgie, il a sangloté loin de sa terre natale. Il se rappelle les joies du foyer et la riche nature tropicale. Le chant de nostalgie est devenu alors un véritable hymne d’amour à Haïti dont il dit le gazouillement des oiseaux, le parfum des champs, la poésie du ciel bleu.

Le poète exprime aussi sa nostalgie pour son épouse disparue. Son absence lui inspire les plus beaux vers. Mais le poète est un croyant ; il se console à l’idée que la mort n’est pas éternelle et que, le jour de la résurrection, il retrouvera la chère disparue.

L’admirateur de Dessalines

Ignace NAU ne s’est pas beaucoup attardé au terme patriotique. Le poème A Dessalines constitue une exception dans ses œuvres. Dans ce poème dont les critiques ne citent en général que la première strophe, Ignace NAU a rendu un vibrant hommage au fondateur de la nation haïtienne ; il a condamné le complot dans lequel a trouvé la mort. La mort a surpris le poète au moment où il écrivait un long poème le génie de la patrie. Ce poème s’il était achevé, serait sans doute un chef-d’œuvre. Ignace NAU a montré la nécessité de l’union et de la paix pour marcher vers le progrès. Il va vouer un véritable culte aux héros qui ont versé leur sang pour forger la patrie.

Ignace NAU a chanté la nature haïtienne avec amour, de même que son épouse Marie morte prématurément. Pendant son séjour en France, il a évoqué avec nostalgie les paysages de son pays. Cependant, malgré sa « sensibilité exquise », on peut reprocher à ses vers un manque de fluidité comme l’écrit Duraciné VALVAL. Ce critique a sans doute raison lorsqu’il affirme : « Ignace NAU fut loin d’être un artiste. Jamais il ne fut maître des procédés techniques du vers. Peut-être se livra t-il un peu trop à sa facilité naturelle. »

Comme chez Coriolan ARDOUIN, la mélancolie est la note dominante de son œuvre. Ce sont les premiers poètes lyriques de la littérature haïtienne. Par leur vie et par leur inspiration, ils sont proches. C’est pourquoi un critique a pu remarquer : « leurs figures se complètent, leurs âmes sont entièrement liées, et ces deux hommes frères par la pensée et le culte du rêve passèrent à travers le monde en se donnant la main ».

Texte de Elizé PIERRE
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Le Carnaval Haïtien: Un événement multidimensionnel

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Le carnaval haïtien s’inscrit en lettres d’or dans les annales historiques et culturelles du peuple haïtien. En effet, un coup d’œil sur ses différentes dimensions peut donner une idée de la richesse culturelle haïtienne.

Il va de soi que le carnaval reste et demeure la fête socioculturelle la plus populaire d’Haïti. En nombre pléthorique, sont les gens qui laissent les villes de province et les pays étrangers pour rentrer à Port-au–Prince et participer à cette fête l’espace d’un week-end. Cette célébration populaire occupe une place enviable dans les festivités nationales au cote de la soupe traditionnelle du 1er janvier et de la fête des rois populairement appelée a l’oppose de la Noel:  » Fet Granmoun ». Ainsi depuis toujours, on commémore le carnaval en Haïti comme une fête de grandes réjouissances à travers les rues de Port-au-Prince et de certaines villes de provinces telles: JACMEL, CAYES, MIREBALAIS, PETIT-GOAVE, ETC…. C’est le rendez-vous incontournable des gens de tous acabits, un moment qui apporte toujours une ambiance de fête, de convivialité et de joie de vivre. C’est aussi un lieu de rencontres ou des gens de toutes classes sociales se confondent. Perçues comme une véritable fête nationale, les activités carnavalesques, lors de la première occupation américaine, furent étendues sur 3 jours consécutifs suite à la promulgation d’un décret du PRESIDENT STENIO VINCENT.

UN EVENEMENT BIEN CHARPENTE
Comme le veut, la tradition haïtienne, notre carnaval est divise en deux parties: la première dénommée « Exercices pré-carnavalesque » est conçue dans le cadre des préparatifs aux trois jours gras : les bandes a pied laissent leurs quartiers généraux aux environs de trois heures de l’après-midi, pour sillonner diverses rues de la capitale et ensuite retourner a la case de départ pour passer le témoin aux DJ qui auront a jouer leurs partitions jusqu’aux environs de 10 heures du soir. Ce cérémonial se répète chaque dimanche durant toute la période précédant les trois jours gras.

La seconde partie, c’est le carnaval proprement dit : trois jours gras au cours desquels, les gens se réunissent pour défiler, chanter, danser, s’amuser et se détendre. C’est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les jours du dimanche, du lundi, et du mardi gras donnent lieu a un défilé ponctue de meringues, de danses, et des chants de rythmes divers. Dans le temps, on assistait au défilement des « Lamayot » qui offraient des performances payantes de maison en maison, des « chaloska », des « indiens », des « Hindous », des « vivis », des « arabes du désert », des « jambes de bois », des « tipike », des « choucounes gro dada », etc. Évolution (Régression?) oblige, aujourd’hui c’est plutôt l’ère des décibels qui envahissent les parcours. Ils font trembler les stands et ont une répercussion néfaste sur le système auditif de plus d’un.

L’ORIGINE DU CARNAVAL HAITIEN
En Haïti le carnaval a été introduit aux temps coloniaux. A l’époque de la traite des noirs, les africains amenèrent avec eux dans la colonie toute une série de traditions dont le carnaval qu’ils célébraient chez eux depuis l’antiquité. Les colons et les grands planteurs manifestèrent un tel engouement pour ces festivités qu’ils les prolongèrent pendant des jours. En ces temps de bamboche, les victuailles ornaient les tables et la boisson coulait à flot. Cette fête populaire faisait disparaitre durant un bref instant toutes les discriminations derrière les masques des blancs, des mulâtres, et des noirs qui se mélangèrent pour la circonstance.

Toutefois, en 1729, l’Église Catholique, sollicita des gouverneurs de l’ile l’extinction pure et simple du carnaval. Cette mesure provoqua de très grandes manifestations qui obligèrent les dirigeants de l’époque à revenir sur cette décision sollicitée par la plus influente institution du système colonial. Ainsi donc, en 1730, on assista à la 1ere tentative de politisation du carnaval dans la colonie St- Dominguoise. Pour montrer leur désapprobation face a la décision de l’Église, les caravaniers se déguisèrent en prêtres et archevêques et débitèrent, tout le long du parcours, des injures graves et publiques a l’endroit des dirigeants de l’Église Catholique et de la colonie.

Avec la propulsion de TOUSSAINT LOUVERTURE au pouvoir, les périodes carnavalesques prirent une plus grande ampleur et les festivités devinrent de plus en plus populaires et politisées.

1804 fut la 1ere période carnavalesque totalement haïtienne avec la proclamation de l’Indépendance et le Constitution de l’État d’Haïti. L’Empereur JEAN JACQUES DESSALINES ordonna d’organiser les festivités carnavalesques sous le signe de la liberté: les bandes à pied sortaient d’horizons divers pour chanter des hymnes de louange à la gloire de Dessalines et de l’armée indigène.

De la chute du Président JEAN PIERRE BOYER, jusqu’a l’occupation américaine en 1915, le carnaval haïtien prit l’allure d’une veritable fête nationale, teintée de coutumes locales, comme l’exigea le président ANTOINE SIMON au comite d’organisation. En tant que moment de réjouissances populaires qui donnait à Monsieur tout le monde et Madame la foule une occasion unique de s’amuser et de s’extérioriser, le carnaval fut le rendez-vous avec la tradition dans un spectacle particulier et époustouflant. Des défilés de chars, des nuits animées de sons, chorégraphies, défilés, couleurs, masques et costumes les uns plus pittoresques et plus affriolants que les autres. Les touristes affluèrent !

Ce grand moment drainait autant de gens grâce également à son cote théâtral : les principales rues de nos villes se transformaient en salon de théâtre ou des scènes mettaient en relief les mœurs de notre société et la dénonciation des malversations politiques de l’époque.

Du 16e au 21e siècle, le carnaval haïtien a subi de profondes transformations tant au niveau des groupes traditionnels que de la prestation des formations musicales. S’il reste certaines traditions dans nos villes de province comme les « lamayot » et les « tresse ruban » que nous avons hérité des colons français, à PORT-AU- PRINCE le spectacle a perdu beaucoup de ses traditions au fil des ans. Le port du costume et du déguisement n’est plus exige pour la participation au défilé. Les convenances en vigueur à une certaine époque sont parties en fumée. Le défilé des bandes a pied qui constituaient un des piliers de cet événement passe maintenant inaperçu et se perd dans la mêlée. Ces groupes ont même commence par devenir des « bandes a chars ». Qui ne se souvient de la métamorphose de Raram, l’ancienne bande a pied du Bel-air en 2007.

Bien qu’étant le socle du carnaval moderne, la musique compas n’est pas innocente dans la disparition de la tradition des bandes à pied. La génération des années 60 se rappelle encore de la rivalité qui existait entre NEMOURS JEAN BAPTISTE avec son compas direct, arborant les couleurs rouge et blanche et WEBERT SICOT, créateur de cadence rampa avec les couleurs rouge et noir, vert et blanc. Ces deux groupes agrémentaient le parcours du cortège carnavalesque de leur polémique qui faisait vibrer leurs fanatiques. C’est donc WEBERT SICOT qui a eu l’idée géniale de s’installer sur un char avec son groupe « la flèche d’or », suivi tout de suite âpres par NEMOURS JEAN BAPTISTE, son grand rival.

Si aujourd’hui le carnaval a perdu beaucoup de ses aspects traditionnels, de sa beauté et de ses fastes, il n’en demeure pas moins que la polyrythmie est valorisée avec de nouvelles tendances venues d’ici et d’ailleurs comme le rap, le reggae, le roots rock reggae, le cross over, le hip hop et la musique racine.

Texte de Elizé PIERRE
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Le MUPANAH : la symétrie du passé au présent!

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Sur le Champ-de-Mars, au bas de la place ou se trouve la statue du pere de notre patrie, plus exactement sur la place publique jouxtant le Palais National, est logé un symbole magnifique de l’architecture moderne contenant un toit surmonté de structures coniques en béton. On y admire sept cones qui entourent un plan d’eau. Le plus grand d’entre eux, le cone central, surplombe un tombeau et l’inonde de lumiere. C’est le musée du Panthéon National Haitien ( MUPANAH) qui depuis plus d’un quart de siecle est l’institution gardienne de la remanence historique de peuple haitien et l’une de nos plus belle réalisations dans le domaine architectural.

Le président Jean-Claude Duvalier, initiateur de ce projet, nourrissait le désir de construire un mausolée en hommage a son défunt pere, l’ancien président Francois Duvalier. Un reve qu’il n’allait pas pouvoir concrétiser face aux désaccords venant du pays et de l’étranger. Devant la réprobation populaire, le président dut renoncer a son projet.

En 1973, les premieres pierres de la construction du MUPANAH furent posées. La conception et la réalisation de ce monument dédié a la gloire de notre passé sont l’oeuvre des architectes francais Alexandre Guichard et haitien Albert Mangones. Achevé en 1974, ce n’est qu’en 1982 par décret presidensiel en date de 20 octobre 1982, que le musée, préalablement surnommé “MUSEE DES PERES DE LA PATRIE”, devint officiellement “LE MUSEE DU PANTHEON NATIONAL”. Il fut inauguré le 7 avril 1983 a l’occasion du rapatriement des restes symboliques de Toussaint Louverture.

LE MUPANNAH, premier grand musée Haitien historique et culturel, est un musée public dont la mission est de perpétuer et de diffuser le souvenir des peres de la patrie. Et les objectifs spécifiques de cette institution qui sont clairement définis dans le dit décret pivotent autour de quatre axes fondamentales :

Participer a la conservation du patrimoine ainsi qu’a la diffusion de la culture nationale.
Recueillir et conserver les restes des peres de la patrie.
Recueillir, restaurer , et conserver les pieces de valeur artistique.
Motiver la jeunesse haitienne a la recherche de son identité a partir d’études, de visites guidées et d’autres formes de manifestations culturelles entrant dans ses attributions et compétences.
L’espace muséoloqique se répartit autour d’une grande galerie dénommée “la galerie historique” découpée en sept alvéoles semi-circulaires, racontant les grands faits historiques a l’origine de la naissance de la nation haitienne. Une panoblie de tableaux retracent les différentes étapes de notre histoire qui se divisent en sept grandes périodes :

la période Taino,
la période espagnole,
la période esclavagiste,
la période révolutionnaire,
la période post-révolutionnaire,
le second empire,
l’occupation américaine,
et la période contemporaine.
Le centre du batiment abrite un sarcophage ou sont conservés les restes symboliques des fondateurs de la patrie: Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion. Derriere la périphérie d’une monumentalité imposable est gardée, dans les galeries d’expositions et dans les réserves, une collection riche d’un millier d’oeuvres artistiques, d’objets d’art décoratif, de documents historiques et de pieces archéologiques. De la hache de guerre des indiens des Caraibes a la couronnne de l’empereur Faustin 1er, en passant par l’ancre du navire Santa Maria, la chaine de punition de l’esclave et la crypte ou sont gardés les restes des quatre héros de la guerre d’indépendance d’Haiti. Le MUPANAH, conserve précieusement les témoins de notre histoire et bien d’autres merveilles.

S’il est vrai qu’aujour’dhui la vocation de MUPANNAH demeure la meme, il est aussi un fait que l’intéret manifesté par les autorités centrales au patrimoine de la nation est nettement réduit. Jusqu’a date, aucune ville de province n’est dotée d’un musée similaire, voire d’un annexe du MUPANAH. Ce qui permettrait a une plus grande part de la population (qui souffre d’ailleurs d’une invasion culturelle et d’une crise d’identité) de prendre connaissanc de la richesse de leur culture et de l’histoire du pays. Nous vivons un présent sans honneur et un avenir non prometteur certes, mais la grandeur de notre histoire et la richesse de notre culture font de nous un grand petit pays.

Texte de Elizé PIERRE
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Après la pluie, ce n’est pas toujours le beau temps…

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

L’adage, « Après la pluie, c’est le beau temps » n’est pas encore une réalité en Haiti. Si dans les années 80, après la pluie et le passage des balayeuses pour le nettoyage matinal, les différentes rues de Port-au-Prince étaient aussi propres que les avenues de New-York ou de Paris ; aujourd’hui c’est le revers de la médaille. L’eau casse, détruit, creuse, amène la boue, les roches, les fratras et tutti quanti, au lieu de les emmener avec elle. Après chaque pluie, nos rues sont maintenant jouchées de débris de toutes sortes. Certains quartiers comme Martissant, Fontamara, Varreux, le Boulevard Jean-Jacques Dessalines, Wharf Jérémie et le Boulevard Harry Truman (Bicentenaire), sont enclavés de tonnes de boue sur la chaussée. Bref!. Une situation révoltante et dangereuse pour la santé. Situation qui traduit la vulnérabilité de la capitale certes, mais aussi lábsence total du sens de responsabilité de nos dirigeants, en général. Port-au-Prince est submergée d’ordures et plusieurs facteurs sont à la base de cette situation alarmante que connait la capitale haïtienne suite aux averses.

L’absence d’un système de gestion efficace des immondices est l’une des raisons qui a créé cette situation exécrable dans la capitale haïtienne. La majeure partie de la population, par manque de formation et d’informations, jette n’importe où les résidus solides, voire dans les égoûts et les canaux. Selon le Ministère de l’Environnement, environ 1500 à 1600 tonnes de déchets solides sont produits quotidiennement dans la zone métropolitaine. Seulement 1/4 de ces déchets est collecté. Le reste est éparpillé à travers les rues, les canaux, les ravines, et les égoûts.

Le non-curage des canaux et des égoûts qui sont obstrués avec des tas de détritus non bio-dégradable ne pourrait avoir d’autres conséquences que de déverser l’eau dans les rues comme dans les maisons et de joncher les chaussées de tonnes de détritus et d’alluvions.

Le déboisement et la construction anarchique ne sont pas également innocents dans cette catastrophe, car ils facilitent le déversement et l’accumulation des alluvions qui obstruent nos tunnels. Les arbres jouent un rôle important dans la protection du sol. Quand il pleut, leurs feuilles cassent la puissance de l’eau pluviale qui tombe sur terre.

Plusieurs projets d’assainissement des différentes villes du pays ont été lancés. Mais les problèmes environnementaux restent entiers. Dans le cadre du programme d’apaisement social (P.A.S.) élaboré par le gouvernement de l’ancien Premier Ministre Jacques Edouard Alexis, 16 millions de gourdes ont été débloquées pour l’assainissement de certaines villes du pays, pendant une durée de six mois par une activité comportant trois phases :

Ramassage d’ordures à travers les rues,
Conditionnement des déchets solides dans les ménages,
Création d’unités de compostage pour transformer les déchets en engrais.
Pour une énième fois, les fruits n’ont pas pu tenir les promesses des fleurs !

Dans certains Etats des Etats-Unis, la loi fait obligation aux usagers de trier leurs déchets, en séparant papiers, plastiques, verres et métaux qui sont receuillis dans des poubelles séparées, pour une meilleure gestion des déchets solides. En Haïti, Il est évident qu’on n’en est pas encore là. Il importe de sensibiliser d’abord la population sur le danger que représentent les immondices sur la santé et la vie, tout en lui faisant comprendre que la vie de l’homme est consubstantielle à l’environnement. D’où la nécessité de prendre soin de ce dernier.

Pour pallier à ce problème environnemental, les autorités concernées devraient placer des poubelles dans des points stratégiques pour que la population ne jette plus les fatras n’importe où, encore moins les brûler. De plus, L’Etat devrait régulièrement débarrasser ces poubelles tout en mettant en exécution les sanctions prévues par la loi contre ceux qui continuent à jeter leurs résidus n’importe où. Enfin, ce même Etat devrait de façon régulière procéder au curage des canaux et des égoûts afin d’empêcher leur obstruction. Une campagne sérieuse et planifiée devrait également être lancée pour le reboisement de nos montagnes et interdire les constructions anarchiques qui polluent généralement nos sources.

Il est un fait incontournable, certes, que toutes les grandes métropoles du monde font face au problème de gestion des tonnes d’ordures produites quotidiennement par les ménages; En ce sens, la capitale haïtienne ne fait pas exception à la règle. Notre incapacité actuelle de résoudre ces difficultés ne doit pas être perçue comme une fatalité irréversible pour la simple bonne raison que, non loin de nous, nos voisins dominicains assurent efficacement la gestion de leurs ordures solides. Nous devons commencer par laisser de côté les solutions palliatives pour poser le problème dans toutes ses dimensions. L’Etat précaire de nos villes sur le plan environnemental nécessite la prise de décisions urgentes et appropriées avec comme objectif pour des solutions durables tournées vers le long terme, de manière à freiner cette spirale d’inondations nuisibles et d’accumulation détritus à laquelle nous faisons face à chaque averse.

Les autorités concernées devront, sans tarder, aborder avec sérieux le problème des ordures et de l’environnement, car la promiscuité entre les membres de la population et les détritus représentent une menace pour l’hygiène publique et a des impacts graves sur la santé des gens.

« Quand donc, en Haiti, verra-t-on poindre le beau temps après une saison pluvieuse? »

Texte de Elizé PIERRE
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VIVONS MIEUX!

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

IL semble que vivre dans le monde aujourd’hui se résume à gérer des problèmes à un niveau ou à un autre. De plus en plus de villes sont équipées de caméras de surveillance. Beaucoup de pays ont bâti des maisons parasysmiques pour contrecarrer un éventuel tremblement de terre. A cause du terrorisme, plusieurs grands aéroports sont devenus de véritables bases militaires. Se prolifient les voleurs, les kidnappeurs, les assassins… dans tous les coins du monde. En ce qui a trait à l’environnement, la pollution, la déforestation, l’extinction des espèces et le rechauffement climatique menacent la vie sur terre. Plusieurs familles s’appauvrissent, la faim bat son plein, la résolution de la crise économique mondiale n’est pas pour demain. Bref! Beaucoup de tendances inquiétantes font peur.

Les turpitudes et les vicissitudes de la vie sont à la base de toutes une série de maladies psychosomatiques que seul “l’équilibre mental et émotif “ peut aider à éviter et à surmonter.

Pourquoi certaines personnes jouissent d’une “bonne santé émotive” et d’autres pas? Cette problématique a refait surface aujourd’hui encore chez les médecins-psychiatres. Si pour certains c’est un mélange des traits de personnalités que vous avez hérité à la naissance et les expériences acquises au cours de votre enfance, certains autres vont plus loin pour affirmer: “Avoir un bon état d’esprit dépend également et /ou plutot de votre propre attitude.”

Chacun peut oeuvrer pour etre en bonne santé émotionnelle. Ce qui revient à dire que vous devez agir sur votre amour propre et votre confiance en vous même. Cela requiert l’acquisition de capacité et aptitude pour faire face aux inquiétudes, au stress, à la tristesse, à la rancune, à la jalousie, à la colère, à la haine, au chagrin, aux angoisses, au soucis, à l’agressivité….

Toutes nos émotions sans exception aucune sont accompagnées des incidents psychologiques. Ainsi, la crainte se traduit par des palpitations , la colère, par une accélération cardiaque, par l’élévation arterielle et par la modification du métabolisme des hydrates de carbonne. Si effectivement, c’est la pensée qui mène le monde, à fortiori, elle peut répercuter sur la physionomie de l’être humain. La facon de penser, de réagir devant les évènements, l’imagination, les croyances de l’homme faconnent et déterminent sa santé physique, mentale et spirituelle. Et ce que l’homme pense et ressent toute la journée, il le devient. Mais l’alimentation de l’homme ne consiste pas uniquement à respirer, boire et manger. Mais aussi, dépend-elle de la pensée, de l’imagination et de l’émotion de l’homme. Les pensées, l’imagination, les émotions alimentent le subconscient de l’homme qui controle jusqu’à un certain point l’état de santé de ce dernier. La vie est consubstantielle aux pensées les plus profondes et les plus intimes de l’homme. “ Nous sommes ce que nous pensons toute la journée” dixit Emerson, qui croit que chaque jour, par vos pensées, vous construisez votre bonheur ou votre malheur. L’homme est beaucoup plus qu’une créature, aussi est-il créateur de son bonheur, de sa santé ou de ses malheurs, de ses souffrances , des ses maladies voire de sa mort.

“Un Cœur joyeux est le meilleur remède, mais un esprit abbatu dessèche les os” disait Salomon. Est-ce que la joie, le bonheur, l’enthousiasme sont un état naturel chez nous? Dépendent-ils des circonstances extérieures, de nos sautes d’humeur?

Plus d’un pensent que nous n’avons pas le droit d’être heureux, d’être joyeux quand il y a tant de guerres, de violences, de souffrances de maladies, de problèmes qui nous entourent. Leur mauvaise humeur, leur pessimisme n’aident certainement pas à résoudre ces difficultés : Au contraire, ils les compliquent.

Ne serait-ce pas mieux de divorcer avec tout pessimisme, toute tristesse, toute dépression, tout inhibition qui ne nous servent à rien sinon, nous detruire au fur et à mésure. Quand tout semble vouloir contrecarrer nos plans, nos désirs, il faut maintenir notre enthousiasme, notre joie intérieure, notre confiance malgré les mauvais augures. Apprenons, quelles que soient les circonstances, à conserver notre foi et notre joie intérieure.

Nombreux sont les gens qui sont en quête du bonheur à travers le monde. Riches et pauvres, toutes les catégories sociales confondues partent en aventure à la recherche du bonheur (parfait). Ceci donne raison à ceux qui croient que le bonheur ne se résume pas uniquement dans la richesse. Car, il y a autant de riches que de pauvres qui sont malheureux dans le monde. A quoi ça sert de vivre dans une somptuosité excessive ou la querelle bat son plein.

Le Petit LAROUSSE définit le Bonheur comme étant un état de complète satisfaction, de plénitude. Partant de cette définition, on est en droit de se demander qui est heureux sur la terre? Y a t-il vraiment une personne qui soit complètement satisfaite? Une prise en compte de l’insatiabilité de l’homme donnera assez de matière pour apporter un élément de réponse négative à ses interrogations. Mais cette définition de LAROUSSE n’est pas limitative, dans la mesure qu’on peut placer cet état de complète satisfaction dans l’esprit de l’homme. “On n’est jamais plus heureux que quand on croit l’être” nous a dit LEGRAND. D’où la nécessité d’agir comme si nous étions heureux, de penser comme si nous étions heureux, de réagir comme si nous étions heureux, d’enthousiasmer comme si nous étions heureux. Vivons comme si nous étions heureux, et à notre grande surprise nous serons heureux. Car, on n’est guère malheureux que par réflexion.

Texte de Elizé PIERRE
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Quel est le moment le plus important de votre vie?

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Il se pourrait bien que vous vous trouvez pour la première fois dans l’obligation d’apporter un élément de réponse à une interrogation si pertinente et si personnelle. Aussi sont-elles légion le nombre de réponses qui vous montent à la tete et qui vous mettent dans l’embarras du choix. Si relative que la réponse puisse paraitre, la question à toute son importance dans la vie de tous ceux voulant utiliser efficacement leur temps et réaliser de manière certaine leurs reves et projets d’avenir.

Lors d’un micro-trottoir, plusieurs catégories de personnes ont répondu de facon diversifiée à la question. Nadia, une mémorante é la Faculté de Droit et des Sciences Economiques ( FDSE) de l’Université d’Etat d’Haiti (UEH) précise que le moment le plus important de sa vie remonte a plus de 4 ans, c’était lors de son admission à la FDSE, car ses parents n’auraient pu lui payer une faculte privée.

Soeur Canez, dame missionnaire d’une église protestante de la capitale, classe parmi les moments les plus importants de sa vie : le jour de sa rencontre avec Christ.

Gladys, qui vient à peine d’etre diplomée dans une école de journalisme, ne se remémore d’autre moment plus important que la date de sa graduation. Tandis que Junior, étudiant en Communication Sociale à la Faculté des Sciences Humaines place sa lune de miel en tete de liste des moments importants de sa vie.

L’heure de la mort……………… La naissance……………. La Journée du mariage………….. La rencontre du premier amour………. ; autant de réponses sensées que nous avions retrouvées. Elles sont toutes partiellement vraies. Cependant, pour Cardinal Mercier, le moment le plus important de notre vie est sans contredit : « L’instant présent ». « Je ne veux ni gémir sur le passé qui n’est plus, ni rever follement de l’avenir qui n’est pas ». Le devoir de l’homme se consentre sur un point, l’action du moment présent », poursuit Mercier.

A l’aide de son intelligence, l’homme arrive à catégoriser le temps : en secondes, en minutes, en heures, en journées, en semaines, en mois, en années et en siècles. Malgré tout, il ne vous est permis d’expérimenter pleinement que l’instant présent. Il va de soi qu’aujourd’hui est « le fils d’hier et le père de demain ». C’est « aujourd’hui » que nous façonnons l’avenir. Nous serons heureux ou malheureux en santé ou malade, réussirons ou échouerons dépendemment de ce que nous pensons, imaginons, ressentons, mangeons, aujourd’hui meme, maintenant. Chaque jour bien vécu, fera d’hier un reve de bonheur, de santé et de demain, l’espoir d’une journée meilleure ». D’où la nécessite de considérer le temps comme étant une ressource rare pour ne pas remettre à demain ce qu’on puisse faire aujourd’hui. Il importe de tirer parti au maximum de l’instant présent, c’est l’unique moment que nous possédons réellement. Si une poussière de seconde pourrait changer le jour en nuit, à plus forte raison elle peut nous écarter de notre bonheur tout comme de notre malheur.

Nous n’avons aucunement la prétention d’ignorer que la vie d’un homme a pour socle cette trilogie temporelle : Le passé, le présent et le Futur. Il est évident que l’homme doit examiner son passé, sonder son présent et interroger l’avenir pour pouvoir batir ses projets, planifier sa vie et concrétiser ses reves. Mais, il est un fait que seul le moment présent est du ressort du pouvoir humain. Celui qui ne pense qu’à ses problèmes et ses expériences passées, gaspille son présent, sa vie. Celui qui ne pense qu’à son avenir ne profite pas du moment présent. D’où l’importance de vivre pleinement le présent afin de pouvoir maitriser l’avenir qui en dépend d’ailleurs.

Il faut apprendre à apprécier pleinement chaque minute de la vie. Car, la vie est une histoire que nous écrivons chaque jour de notre existence. Nous commençons chaque jour comme une page blanche qui n’est ni bonne, ni mauvaise. Laquelle page sera remplie de nos actes posés à longueur de journée. C’est nous qui en écrivons le texte. Si tout ce qui s’est passé et tout ce qui passera sur un pont passait au meme moment qu’arriverait-il ? Le pont s’effondrerait. Il en va de meme de notre santé. Si nous pensons continuellement à nos erreurs passées, et essayons constamment de résoudre nos problèmes futurs, réels ou hypothétiques, notre équilibre psychique s’écroulerait avec notre santé.

« Petit à petit, l’oiseau fait son nid » nous dit ce vieux proverbe français. Un pas à la fois en commencant maintenant oui maintenant. Si on ne peut sonner la cloche et aller à la possession, ni etre au four et au moulin à la fois, comment peut-on imaginer avoir la faculté d’appréhender le passé, le présent et l’avenir en meme temps ? A quoi bon de pleurer d’avoir perdu la lune quand nos larmes nous empecheront certainement de voir le lever du soleil ?

Il est encore plus affolant de consacrer le moment présent aux préocupations futures. Il importe peu de savoir de quoi demain sera fait ? A quoi sert-il d’etre triste de l’avenir environnemental du monde sans commencer par planter des arbres, par exemple, qui vont etre utiles à la génération future. « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vetus….. » Considerez les corbeaux : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier, ni grenier ; et Dieu les nourrit. Ne valez-vous pas plus que les oiseaux ! Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Si donc vous ne pouvez pas meme la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? insiste la BIBLE.

Nous devons vivre le présent. Plus d’un aimerait accomplir de grandes choses dans l’avenir sans savoir quelle procédure établir pour l’obtention du résultat escompté. Il importe surtout de réaliser aujourd’hui les choses les plus ordinaires de notre vie comme manger, boire, penser, réagir, vivre, de facon extraordinaire au lieu de se noyer dans un océan d’avenir incertain qui porte nécessairement l’empreinte du destin.

Chaque moment est unique en son genre. Il n’y en a pas deux semblables. Ne regardons pas le passé avec un oeil et l’avenir avec l’autre, au point de risquer de ne pas voir les obstacles présents devant nous. Construisons le bien etre d’aujourd’hui c’est du meme coup préparer un demain prometteur. Chaque journée est une petite vie, et toute notre vie n’est qu’une courte journée répétée. Ainsi, comme nous l’a si bien compté le chanteur rwandais Corneille, vivons chaque jour comme si c’était le dernier.

A bon entendeur, salut !

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

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L’histoire de Saint-Soleil, le mouvement pictural du feu TIGA

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Ayant comme source d’inspiration ses expériences avec les plus vulnérables de la société, Jean Claude GAROUTE plus connu sous le sobriquet de « Tiga » a trouvé son art a l’école de son peuple, son fameux mouvement Saint Soleil peut en témoigner.

Si l’on en croit Tiga, l’instigateur du mouvement pictural Saint-Soleil, ce serait le même Saint-Brice qui se serait écrié, devant une toile de Tiga justement, qui représentait un visage : « C’est Saint-Soleil », baptisant du même coup toute l’expérience communautaire qu’était en train de tenter l’artiste à Soissons-la-Montagne. L’anecdote est peut-être trop belle pour être vraie. Qu’importe.

En février 1972, en acquérant pour Tiga, à l’époque son collaborateur, un terrain situé à mille mètres d’altitude et à moins de cinquante kilomètres de Port-au-Prince, et en y faisant construire un atelier, Maud Robart, une Haïtienne mulâtre et cultivée, avait donné naissance, sans le savoir, à « l’expérience la plus saisissante et la seule contrôlable de la peinture magique du XXe siècle », pour reprendre les termes choisis d’André Malraux. Ayant établi des contacts étroits avec les paysans lors du chantier, Tiga et Maud Robart distribuent à ceux qui le désirent argile, couleurs, papiers, toiles, pinceaux et crayons. Ne donnant absolument aucun conseil d’ordre technique, afin de permettre à chacun de prendre conscience seul de l’acte de création, et ce à travers une expression totalement libre, Tiga ne fait que récolter les œuvres-offrandes que lui apportent les paysans. Chef-d’œuvre aléatoires et barbouillages non avenus se mêlent dans des explosions colorées, où tout décor est banni pour être mieux centré sur des figures en gestation, fœtales et grimaçantes, aux bouches ouvertes et dentées, aux yeux étroits, parfois proches du masque africain, comme sorties de l’inconscient collectif haïtien. Expression du sacré, l’acte pictural à Saint-Soleil tournait parfois à de véritables crises de possession, où l’artiste se retrouvait « chevauché » par le loa. Désirant « faire plaisir au surnaturel », les images non illusionnistes de Levoy Exil, agriculteur et maçon, de Prospère Pierre-Louis, coiffeur et fils de prêtre de vaudou. De Richard Antilhomme, peintre en bâtiment, ou de Louisiane Saint-Fleurant, cuisinière et « femme de maison », sont des tableaux visités par les esprits. Dieuseul Paul, l’un des plus étranges artistes de Saint-Soleil, avec ses figures nocturnes osant des rapports incongrus de rose, d’orange et de violet, le reconnait volontiers : « Je ne sais pas ce qui fait que mes peintures sont les miennes. Nous ne faisons que peindre, et parfois, nous ne savons même pas quelles œuvres sont bonnes et lesquelles sont mauvaises. »

Il va de soi qu’une telle expérience de peinture primordiale ne pouvait durer dans le temps. Art de la première fois, du premier cri, du premier geste, Saint-Soleil devait mourir ou se transformer. Après le passage d’un Malraux totalement fasciné, peu avant noël 1975, beaucoup de ces artistes primordiaux sont retournés aux travaux de champs et à la platitude d’une vie morose. D’autres, bien que rejetés et reniés par les fondateurs, se sont professionnalisés en affirmant une véritable individualité, comme Prospère Pierre-Louis, Levoy Exil, Dieuseul Paul, Denis Smith et Louisiane Saint-Fleurant, qui ont pris le nom de cinq Soleils. Devenue une expression quelque peu décorative de l’invisible, leur art, quand il ne sombre pas dans une répétitivité commerciale toujours menaçante, demeure souvent d’une inlassable invention formelle et plastique. Sans doute nostalgique des illuminations passées, Tiga tente aujourd’hui de reconduire l’expérience, des nouveaux Saint-Soleil, Payas, Onel, Yaya, ou Albérik ne possèdent pas le même caractère de surprise émotionnelle que les premiers Saint-Soleil, elles n’en avouent pas moins une violence toute nouvelle, à l’image d’un pays au bord du chaos, et élèvent la révélation vaudou à un acte de résistance.

Les véritables flamboyances de Saint-Soleil, c’est peut-être chez une figure tragique et solaire de la diaspora nord-américaine que l’on va les retrouver, exacerbées et rendues à ce qu’il faut bien appeler l’art savant, dans les années 1980. Enfant des rues né de père haïtien et de mère portoricaine, Jean-Michel Basquiat est lui aussi autodidacte.

Mais, la différence d’un Stephen par exemple, qui se met à la peinture, à Saoissons-la-Montagne, à 75 ans, sans avoir jamais vu le moindre journal, la moindre carte postale ni bien sûr la télévision, Basquiat, comme Picasso, est, très jeune, un dévoreur de formes. Observant aussi bien Léonard de Vinci que les planches anatomiques de Stephen Gray, il recrache tout ce qu’il a vu et digéré dans les palissades de chaos urbains « en un certain désordre assemblé ».

Après avoir, dès l’âge de 16 ans, recouvert les murs et les couloirs de métro de Manhattan de messages poétiques aussi fulgurants que sibyllins, il se lance dans la peinture avec des ambitions clairement affichées : « Je suis venu à Picasso pour donner ses lettres de noblesse à l’art dit primitif.»

Né à Jérémie le 9 décembre 1935 et décédé le 14 décembre 2006 dans un centre hospitalier à Miami à l’âge de 71 ans, Jean-Claude GAROUTE (dit Tiga) a été une figure emblématique de la peinture haitienne. Issu de la paysannerie, l’artiste a apporté une contribution énorme à la peinture haitienne grâce à l’expérience fructueuse de son dit mouvement. Tiga pourrait être considéré comme l’un des grands créateurs caraibéens contemporains.

Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

Notice bibiographique
(1) Cf. Conjonction, « Les Nouveaux Saint Soleil », No. 205, 2000, 63 p.
(2) LEREBOURS (Michel-Philippe), Haïti et ses peintres de 1804 à 1990 (Souffrances et Espoirs d’un peuple), L’Imprimeur II, 1989, 457 p.
(3) ALEXIS (Gérald), Peintres haïtiens, Editions Cercle d’Art, 2000, Paris, 304 p.
(4) journal L’Union

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Source Zabeth: pour le développement de l’écotourisme en Haiti

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Dans la commune de ganthier à vingt (20) km de Port-au-Prince, sommeil un site écotouristique. Les riverains le nomment source Zabeth. Il est situé dans la localité de Bonnet, deuxième section communale de Ganthier.

A moins de trois cent (300) mètres de la route nationale # 4 menant à la frontière haitiano-dominicaine, le pittoresque de ce site naturel de deux carreaux de terres fait rêver les visiteurs. Des voies en terre battue bordée de jardins nous y amènent. Une agglomération de 3.000 habitants vit dans cette zone.

Les dizaines de sources pérennes allimentent de bassins de 11 mètres de circonférence. Le réseau hydrographique aboutit dans un complexe d’irrigation dénommé « Bassin général ». Dans ce bassin vienne se gonfler une multitude de petit cours d’eau qui serpentent discrètement entre des arbres géants, des sabliers pour la plupart.

« Le site enchanteur de source Zabeth a beucoup de possibilité en terme de développement du tourrisme écologique. La zone porte le nom d’une certaine Elizabeth qui travaillait dans l’entourage », raconte un centenaire qui a vu le jour dans les parages.

Au niveau du site, différend types d’écosystème correspondent à des formations végétales. Des orchidées épiphyques des cactées multicolores décorent les doux matins de printemps, tandis que les oiseaux troubadours romancent leurs sentiments sur un ton majeur et un rythme libre. Les cactées favorisent grandement la capacité de recharge des nappes phréatiques.

La faune et la flore dans ses parages offrent un spectacle agréable. Une végétation luxuriante invite les visiteurs à y rester éternellement. Source Zabeth, garde son humidité grâce à sa couverture végétale.

Le rythme clmatique de source Zabeth comprend généralement quatre saisons dont deux pluvieuses: printemps et automne, et deux seches, été et hivers. Au cours de ses deux dernières saisons le volume d’eau est réduit.

Au cours des vacances, les compatriottes dépendent des sommes colossales en frais de voyage à l’etranger. ses débours, s’il était de préférence fait dans les sites écotouristiques disséminés partout dans le pays, ils auraient contribué sans nul doute à une évolution socio-économique des localités concernées.

Des avantages socio-économiques et culturelles découlaient à cours sûr de ses fréquentes randonnées dans ses sites qui existent dans nos campagnes, tels les échanges fructueux de la valorisation de ces zones.

« Nous donnons la garantie aux citadins qu’ils seraient profondément enchantés de découvrir le pays profond. les riverains prendraient conscience qu’ils doivent aussi participer activement à la protection de leur environnement immédiat. La contribution des populations locales dans la valorisation des sites écotouristiques peut se faire par la formation des guides écotouristiques issus de la population locale », pour citer Rodady, un habitant de la zone.

C’est vrai que l’écotourisme ne saurait à lui seul tirer Haiti des abimes du sous développement, mais à coté d’autres secteurs-clés, tels l’agriculture, la production d’énergie, l’artisanat. Néanmoins, il peut jouer un rôle prépondérant dans la dynamique de développement de plusieurs communes du pays. Sur le plan social et culturel les riverains s’ouvriraient sur l’extérieur, tout en cultivant une image plus valorisante d’eux-mêmes.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

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Plus jamais seul!

Posté par elizepierre le 30 juin 2011

Il va de soi que la prolifération des actes criminels qui bat son plein dans le pays a des incidences graves sur les relations humaines notamment l’amitié qui joue un rôle prépondérant dans la vie des gens.L’amitié est restée indispensable à l’esprit que la nourriture l’est au corps. Quel que soit l’âge, on a tous besoin d’amitiés heureuses et profondes. Pourtant, beaucoup ont du mal à satisfaire ce besoin fondamental. La solitude est fréquente quoiqu’elle ne soit pas une maladie, selon Carin RUBENSTEN et Phillip SHAVER (auteur de Plus Jamais Seul).

Le sentiment de solitude est le reflet d’un besoin légitime […], c’est un signe naturel que nous manquons de compagnie. Tout comme la faim nous incite à manger, le sentiment de solitude devrait nous inciter à chercher de bons amis. Car, l’amitié joue un rôle important dans la formation de notre personnalité. Elle nous fait rire et nous rend heureux par le truchement de nos amis. Grâce à l’amitié, nous découvrons de nouvelles choses et de nouvelles idées qui élargissent nos horizons. Dans l’amitié nos rêves sont partagés et la préparation de notre avenir devient effective.

Collin CARTY renchérit pour dire qu’un ami, c’est celui qui sera toujours a vos cotés, dans les rires comme dans les larmes. C’est celui sur lequel vous pourrez toujours compter ; celui a qui vous pourrez toujours tout dire, celui qui croira toujours en vous. Un ami, c’est un havre de paix, c’est un sourire. C’est une main qui tient la votre ou que vous soyez, proche ou loin. Un ami, c’est un sentiment d’éternité dans le cœur. C’est une porte toujours ouverte. Un ami, c’est celui à qui vous pourrez confier votre clef. Un ami c’est la plus belle chose que vous puissiez avoir et la meilleure chose que vous puissiez être. Un ami, c’est un trésor vivant et si vous en avez un, vous possédez la plus belle chose au monde.

Dans son ouvrage intitulé : « Un beau dimanche anglais », l’écrivain R. KIPLING a stipulé que : « Il n’y a pas de plaisir comparable a celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d’en faire un nouveau. »

Nous vivons dans une société ou les bonnes mœurs s’envolent en fumée, les salutations, les courtoisies, les principes de bien séances élémentaires, l’amour du prochain ne sont plus en vogue et se sont plutôt remplacés par l’égoïsme, la méfiance, la limitation, la frustration, la cupidité, la haine voire la criminalité. Voilà pourquoi, certaines personnes évitent tout contact avec les autres. Mais s’isoler à cause de la généralisation de la mobilité (les gens changent souvent de domicile), la propagation du crime dans le pays et le repli individuel devant la télévision, le magné toscope au détriment des relations sociales conviviales. Quelle qu’en soit la raison n’apporte rien comme solution sinon intensifie le sentiment de solitude qui peut avoir des conséquences fatales sur notre santé voire notre vie puisque le mental influence le corps et vice versa. L’être humain n’est pas uniquement un assemblage de parties solidaires, mais aussi un tout indivisible.

Dans cet ordre d’idées nous devons faire de notre mieux pour redorer le blason de notre culture amicale et celle de nos entourages, car c’est l’une des conditions sine quanon pour arriver à remédier à cette situation d’égoïsme, de méfiance, de peur, de frustration… de solitude aiguë que souffre le monde en général et notre société en particulier. Dans l’impérieuse nécessité de supprimer la fleuve de votre solitude qui peut causer de terribles ravages dans l’âme humaine, il faut partir en quête de l’amitié.

Texte de Elizé PIERRE
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Stella, le premier roman haitien.

Posté par elizepierre le 29 juin 2011

La littérature haitienne à l’instar des autres littératures a gravé plusieurs échelons avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Née d’une période assez difficile, au lendemain de l’indépendance où la majorité de la population n’a pas su lire et écrire. On a dû attendre l’arrivée des haitiens qui ont été étudiés en France dont Boirrond TONERRE, Antoine DUPRE, Juste CHANLATTE, Jules Solime MILSCENT… pour semer les grains de la litterature haitienne, lesquels grains allaient prendre un bon nombre de temps pour se lever avec les empreintes du pays colonisateur, mais aussi avec les trances de l’esclavage dans l’âme de nos différents écrivains de l’époque. Entre la période pseudo-classique et avant la fin de la période de l’école de 1836 ou encore la naissance du romantisme haitien, la littérature haitienne a accouché son premier roman, Stella, avec Emeric BERGEAU.

Stella, un roman histirique.

Les héros de ce roman sont deux frères ultérins: Romulus et Rémus. leur mère Marie est issue d’une famille royale africaine et son époux fut un officier attaché à la personne du chef de tribu. Mais le chef d’une tribu voisine tue son père et son époux au cours d’une invasion.

Elle et sa mère furent conduites prisonnières chez les vainqueurs et vendues à des marchands d’hommes qui les embarquèrent pour Saint-Domingue. La mère de Marie succomba deux jours après l’embarquement et celle ci ne survécu que par miracle. Partie enceinte, elle mit au monde Romulus peu de temps après sur le négrier. Les jours passent. Puis c’est le débarquement et la condition humiliante d’esclave. les années passent. A Saint-Domingue, elle devient mère une seconde fois: C’est Rémus, sans doute fils du colon.

Esclaves, Marie l’affricaine et ses fils sont maltaités sur l’habitation. La nuit les retrouve fidèlement groupés d’un boucan. En 1789, le colon devient de plus en plus nerveux, hargneux même. C’est qu’il a des nouvelles de la révolution française, et il tremble. Un jour, Marie est torturée à mort parce qu’elle protestait contre le traitement infligé à l’un de ses fils. avant de trépasser, elle montre à ses fils la montagne. ils s’y refugient en effet, et mènent pendant longtemps une existence de marron. En 1791, lors de la révolte générale des esclaves, les deux frères et leurs sbyres incendient l’habitation de leur ancien maitre.

au milieux des ruines et du désaroi général, ils découvrent une jeune fille d’une grande beauté. Penssant que c’est la fille du colon, ils s’apprêtaient à l’immoler. Mais une certaine intuition les pousse à l’épargner. Il l’emmènent à leur camp, et elle les raconte sa vie. Stella se dit prisonnière du colon dont elle refusait de satisfaire les désirs. désormais, elle devient les conseillères. Elle les accompagne partout et participe au combat devant aboutir à l’indépendance. La victoire est grandiosement célébrée. Sur la place Dame des Gonaives, stella prononce un vibrant discours devant les deux frères et le peuple agenouillés; « Citoyen d’un pays désormais indépendant et libre, le père commun des hommes, le souverain protecteur des sociétés m’a envoyée il y a quatorze années dans la colonie, pour y faire triompher sa justice (…). tout ce qui existe en ce moment est mon ouvrage. Je suis la liberté, étoile des nations! chaque fois que vous lèverez les yeux au ciel, vous me verrez. »

Dans le récit de Bergeaud, la fiction se mêle étoitement à l’histoire réelle. L’allégorie de la liberté enveloppe le roman. On peut penser que le dénouement est un peu tiré par les cheveux.

Brève biographie de l’auteur.

Emeric Bergeaud est né aux Cayes en 1818. Il a été secretaire de son oncle, le général BORGELLA qui fut commendant de l’arrondissement des Cayes. Il du s’exiler à l’ile de St-Thomas en 1848, suite aux tentatives de soulèvement contre Soulouque aux Cayes. En 1857, il se rend à Paris pour raison de santé. Il en profite pour confier le manuscrit du roman Stella à son cousin Beaubrun ARDOUIN. En 1858, Emeric Bergeaud est emporté par la maladie. Beaubrun ARDOUIN fait édité Stella en 1859.

Texte de Elizé PIERRE
pize85@yahoo.fr
(509) 3 737 55 18

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